Pourquoi (et comment) xj1.fr/education ?
Retour sur la genèse de xj1.fr/education : croiser sept jeux de données du ministère pour dresser la fiche de chaque établissement, un chiffre social figé depuis 2021 qu'il fallait afficher sans le déguiser, et une carte de secteur reconstruite adresse par adresse faute de mieux.
Le ministère de l'Éducation nationale publie une quantité impressionnante de données ouvertes : l'annuaire complet des établissements, les effectifs d'élèves, les résultats au bac et au brevet, un indice de position sociale par établissement, et même la carte scolaire des collèges. Chaque jeu de données pris séparément est déjà utile ; les croiser tous ensemble, établissement par établissement, ne semblait exister nulle part. C'est ce que fait xj1.fr/education : une fiche complète pour chacun des quelque 69 000 établissements scolaires français.
Sept sources, une seule clé pour les relier #
Chaque établissement scolaire français a un identifiant unique, l'UAI (unité administrative immatriculée), qui sert de clé commune à tous les jeux de données du ministère. Le site en croise sept : l'annuaire (identité, adresse, coordonnées), la géolocalisation, les effectifs d'élèves, les résultats et la valeur ajoutée des lycées (filières générale/techno et professionnelle séparément), les résultats des collèges, l'indice de position sociale, et la carte scolaire des collèges publics. Au total, plus d'1,8 million de lignes croisées pour reconstruire une fiche unique et cohérente par établissement.

Un chiffre social figé depuis 2021, affiché sans le cacher #
L'indice de position sociale (IPS) résume en un chiffre le profil socio-économique des familles d'un établissement — une donnée précieuse, mais dont le millésime officiel n'a plus été renouvelé depuis 2021. Le choix a été de l'afficher quand même, parce qu'il reste informatif, mais avec un avertissement de fraîcheur bien visible directement sur la fiche établissement, pas caché dans un coin ou une note de bas de page. Une donnée ancienne présentée comme actuelle serait plus trompeuse qu'utile.
Un secret statistique qui doit rester un secret #
Quand un établissement compte trop peu d'élèves dans une catégorie donnée, la source masque volontairement le chiffre pour préserver l'anonymat (secret statistique), c'est la loi, et c'est légitime. Le site respecte ce masquage à la lettre : ces cas s'affichent comme « non communiqué », jamais comme un zéro, qui laisserait croire à tort qu'il n'y a aucun élève concerné.
Une carte de secteur reconstruite adresse par adresse #
La carte scolaire des collèges publics ne contient aucune géométrie de zone — seulement des rues et parfois des tronçons de rue rattachés à tel ou tel collège. Pour afficher malgré tout une vraie carte colorée par zone, chaque adresse d'une commune est géolocalisée individuellement via la Base Adresse Nationale, puis chaque point coloré selon son collège de rattachement. Sur une commune test de 3 988 adresses, 90 % ont pu être résolues et rattachées à l'un des deux collèges du secteur en un peu plus de deux secondes, un calcul qui n'est fait qu'une seule fois par commune, mis en cache définitivement ensuite. Le rendu a lui-même changé deux fois : un premier essai en zones de Voronoi (une cellule par adresse) s'est révélé trop proche d'un nuage de confettis à grande échelle, remplacé par un rendu en grille plus lisible. Dans tous les cas, le site le rappelle clairement : c'est une approximation, pas une garantie — pour un cas précis, la mairie reste la référence.
Et maintenant ? #
Le site se met à jour chaque semaine, source par source. Sciences Po, les classes préparatoires et Parcoursup restent hors périmètre pour l'instant, un choix de portée assumé plutôt qu'un oubli, documenté sur la page méthodologie du site.
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