D'où viennent ces chiffres
Ce que mesure l'indicateur, comment les niveaux sont définis, et ses limites.
L'indicateur : l'accessibilité potentielle localisée (APL)
Toutes les valeurs de ce site proviennent de l'indicateur d'accessibilité potentielle localisée (APL), calculé chaque année par la DREES, le service statistique du ministère de la Santé, avec l'Irdes. Il est publié en données ouvertes sous Licence Ouverte, pour chaque commune de France (hors Mayotte), et pour cinq professions : médecins généralistes, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, chirurgiens-dentistes et sages-femmes.
L'APL ne se contente pas de compter les professionnels installés dans la commune. Il tient compte :
- de l'offre de la commune et des communes voisines, avec un poids qui diminue avec le temps de trajet (jusqu'à 20 minutes environ) ;
- de l'activité réelle de chaque professionnel (un médecin qui fait beaucoup de consultations compte davantage qu'un médecin à temps partiel) ;
- des besoins de la population selon son âge : une commune où vivent beaucoup de personnes âgées a besoin de plus de consultations.
Pour les médecins généralistes, l'APL s'exprime en nombre de consultations ou visites accessibles par an et par habitant. Pour les quatre autres professions, en équivalents temps plein accessibles pour 100 000 habitants (pour 100 000 femmes pour les sages-femmes).
Quel chiffre pour les médecins généralistes ?
La DREES calcule plusieurs variantes pour les généralistes selon l'âge des médecins pris en compte. Ce site retient comme valeur principale celle que la DREES met en avant dans ses publications : l'offre des médecins de 65 ans ou moins (3,3 consultations par an et par habitant en moyenne en France en 2024). Elle écarte les médecins les plus proches de la cessation d'activité.
L'encadré « Et si les médecins proches de la retraite partaient ? » compare l'accès calculé avec tous les généralistes à celui calculé avec les seuls généralistes de 60 ans ou moins : l'écart indique la part de l'offre qui dépend de médecins de plus de 60 ans, donc susceptible de disparaître dans les prochaines années si ces départs ne sont pas remplacés.
Les niveaux (de « très faible » à « très bon »)
Pour les médecins généralistes, les niveaux reposent sur des seuils en consultations par habitant et par an : moins de 1,5 (très faible), 1,5 à 2,5 (faible), 2,5 à 4 (moyen), 4 à 5 (bon), 5 et plus (très bon). Le seuil de 2,5 consultations est couramment utilisé pour repérer les zones sous-dotées, souvent appelées « déserts médicaux ».
Pour les autres professions, il n'existe pas de seuil de référence comparable. Les niveaux sont donc définis par rapport à la moyenne nationale de l'année : moins de 50 % de la moyenne (très faible), 50 à 80 % (faible), 80 à 120 % (moyen), 120 à 150 % (bon), plus de 150 % (très bon). C'est une convention propre à ce site, qui sert à comparer les communes entre elles, pas un zonage officiel.
Les zonages officiels qui ouvrent droit à des aides à l'installation sont définis par les agences régionales de santé (ARS) et peuvent différer de ces niveaux.
Moyennes départementales et nationales
Conformément aux recommandations de la DREES, les moyennes départementales et nationales sont pondérées par la population standardisée de chaque commune. La part des habitants vivant dans une commune à l'accès faible utilise la population réelle.
Limites
- L'APL mesure une offre potentielle, pas les délais d'attente ni la possibilité de trouver un médecin traitant qui accepte de nouveaux patients.
- Seuls les professionnels libéraux (et, pour les généralistes, les médecins salariés des centres de santé) sont pris en compte : l'offre hospitalière n'est pas incluse.
- Dans les petites communes, l'installation ou le départ d'un seul professionnel à proximité peut faire varier fortement l'indicateur d'une année sur l'autre. Les classements ne retiennent donc que les communes d'au moins 2 000 habitants.
- Paris, Lyon et Marseille sont décrites arrondissement par arrondissement, comme dans les données de la DREES.
Les médecins spécialistes
Pour huit spécialités (pédiatrie, gynécologie, ophtalmologie, psychiatrie, dermatologie, cardiologie, ORL, gastro-entérologie), les chiffres proviennent de l'annuaire santé publié en données ouvertes par l'Agence du numérique en santé (répertoire RPPS), mis à jour chaque semaine sur ce site (données du 5 octobre 2026). Un médecin est compté « en ville » dans une commune s'il y exerce en libéral ou dans un centre de santé ; les autres lieux d'exercice (hôpital, clinique en tant que salarié…) sont comptés à part. Un médecin qui exerce dans plusieurs communes est compté dans chacune, mais une seule fois dans les totaux départementaux et nationaux.
La distance au plus proche est mesurée à vol d'oiseau entre le centre de la commune et le centre de la commune la plus proche où exerce au moins un spécialiste en ville : le trajet réel est plus long. En outre-mer, la recherche reste dans le même département. Les totaux et les cartes reposent sur des comptages par commune.
Sur chaque fiche commune figure la liste des médecins exerçant en ville (généralistes et ces huit spécialités) : nom, spécialité et adresse du lieu d'exercice, telles que publiées dans l'annuaire santé. Aucun numéro de téléphone ni adresse électronique n'est repris, et aucune page n'est consacrée à un praticien en particulier. Un praticien qui ne souhaite pas y figurer peut le demander via la page contact : son nom est retiré lors de la mise à jour hebdomadaire suivante. Pour prendre rendez-vous, référez-vous à l'annuaire santé officiel ou à l'annuaire de l'Assurance maladie.
Secteurs et dépassements d'honoraires
La part des médecins en secteur 1 et en secteur 2 (avec ou sans adhésion à l'OPTAM) et le montant des dépassements proviennent des données ouvertes de l'Assurance maladie (data.ameli.fr, licence ODbL), par département, pour les médecins libéraux. Le « dépassement pour 100 € » rapporte le total des dépassements à l'ensemble des autres honoraires (tarif de la Sécurité sociale et rémunérations forfaitaires) : il indique combien le patient et sa complémentaire paient en plus, en moyenne, pour 100 € facturés au tarif Sécu. Ces données ne sont pas publiées à l'échelle de la commune.
Autres sources
Codes postaux : base officielle de La Poste. Contours des communes et départements : IGN (Admin Express). Population : Insee, telle qu'intégrée par la DREES au calcul de l'indicateur.
Les données sont mises à jour une fois par an, après la publication de la DREES (en général en juillet). Dernière publication DREES prise en compte : 22 juillet 2026.